Le français s’effrite dans la fonction publique fédérale

Un texte de Catherine Lanthier

Détérioration du français dans la haute gestion, diminution de la qualité des traductions, domination de l’anglais… Les constats livrés par les fonctionnaires au groupe de travail formé pour étudier l’état du français au coeur de l’appareil gouvernemental fédéral sont peu reluisants.

Ce document interne a été très brièvement synthétisé récemment dans le 24e rapport annuel du greffier du Conseil privé au premier ministre. Le greffier y reconnaissait que le gouvernement doit « faire mieux » en la matière.

Radio-Canada a cependant mis la main sur les documents d’origine, qui dressent un portrait encore plus inquiétant de l’usage du français dans la fonction publique fédérale.

Des consultations menées auprès de centaines de fonctionnaires fédéraux, incluant des cadres et des sous-ministres, ont permis de constater un déséquilibre important d’une agence à l’autre.

Alors que des ministères, tels que Patrimoine canadien et Infrastructure Canada, se démarquent par leur « culture favorable à l’usage des deux langues officielles au travail », ce ne semble pas être le cas dans des agences aussi centrales que le Bureau du Conseil privé et le Secrétariat du Conseil du Trésor.

Derrière des statistiques encourageantes sur le nombre d’employés bilingues au gouvernement fédéral se cache un problème : « beaucoup d’employés [francophones, en particulier] ne se sentent pas libres d’utiliser la langue officielle de leur choix dans le cadre de leur travail », note le rapport préparé par Patrimoine canadien. [lire la suite]

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